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Il y a quelques temps, nous expliquions sur notre blog que Google mettait en place des outils et des composants pour évoluer d’un moteur de recherche en moteur de réponses. C’est à dire qu’il donne directement la réponse à une question (et non une liste de liens), quand cela est possible. Nous avons donc décortiqué ces outils dans une première partie d’article : « Google, moteur de recherche réponses ».

Pour cette deuxième partie, les assistants vocaux seront sur le devant de la scène ! Car en réalité, si Google devient un « moteur de réponses », c’est dans un but d’adaptation à la recherche vocale : un assistant vocal doit répondre à une question par une réponse unique, et non en donnant une liste de 10 résultats.

Ainsi, nous avons cherché à en savoir plus sur ces assistants vocaux : leur histoire, leur présent, les équipements disponibles…

L’essor des assistants virtuels

Comment ça a commencé ?

Ça a commencé en 1961, quand IBM a présenté Shoebox, la « boîte de chaussures » qui reconnait 16 mots et les 10 chiffres.

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Shoebow par IBM (source : IBM.com)

Il faut attendre plus de 20 ans pour qu’une équipe de chercheurs de l’Université Carnegie Mellon et du Department of Defense américain présente un outil capable de comprendre des phrases. Et par « comprendre », on parle simplement de « retranscrire ».

Dans les années 90, on assiste à l’arrivée de logiciels de dictée, utilisés par exemple dans le milieu médical. Dans lequel on les trouve encore aujourd’hui.

Les assistants vocaux

En 2011, Apple présente Siri, le premier assistant vocal « moderne » grand public.

Il est capable de reconnaître le langage parlé et de l’interpréter pour effectuer des tâches. C’est sa capacité d’interprétation qui fait tout l’intérêt d’un assistant, avec la possibilité à relier la demande à une action.

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Siri était très proche de la bonne réponse

Alexa, Google Assistant, Siri

Aujourd’hui, les assistants vocaux sont développés par les grands acteurs du numérique, avec des objectifs qui diffèrent en fonction des business models (modèles d’entreprise) de leurs concepteurs.

Concernant leur notoriété, le marché se partage en France entre Google (36%), Siri (26%), Alexa (24%) et Cortana (l’assistant de Microsoft à 11%). Les chiffres peuvent varier sensiblement d’un pays à l’autre. De plus, 19% de Français utilisent régulièrement des assistants vocaux (source : My Media, oct. 2018).

Ces quatre leaders du marché font plus ou moins la même chose. La subtilité est dans le plus ou moins. Que comprennent-ils ? Comment le comprennent-ils ? Est-ce que Siri sait lancer une playlist sur Spotify aussi bien que Google Assistant ? C’est sur les intégrations que se joue une partie de l’intérêt des assistants.

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Source : giphy

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Les équipements

Parce que les assistants ne fonctionnent pas ex nihilo, il leur faut un support. Aujourd’hui, les moyens d’accès principaux aux assistants sont deux.

Smartphones et enceintes

Il y en a d’autres, bien évidemment. Siri est disponible sur Mac, sur la montre connectée d’Apple et on peut même parler à la télécommande de son Apple TV. Mais ça doit faire bizarre de parler à une télécommande, quand même.

Les deux principaux, donc, ce sont les smartphones et les enceintes connectées. Ce qui explique la prédominance de Siri et Google Assistant, et dans une moindre mesure, d’Alexa.

Apple et Android se partagent le marché des smartphones, et poussent donc Siri et Google Assistant.

Alexa est présent sur les enceintes Amazon Echo qui sont leaders sur le marché. Mais peut-être pas pour longtemps, au vu de la stratégie agressive de Google.

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L’assistant vocal Alexa (Amazon)

Comment fonctionnent les assistants sur smartphone ?

Faisons un test !

« Dis Siri, trouve moi un hôtel pas cher à Rennes. »

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On obtient ce résultat

Siri me propose en effet un hôtel situé à Rennes. Mais le tarif d’une chambre à l’hôtel Balthazar 5 étoiles est bien loin du critère « pas cher » évoqué dans ma question.

Est-ce que Siri a compris ma demande ? À moitié. Est-ce que la réponse fournie est satisfaisante ? Non.

Et sur les enceintes :

Les enceintes c’est… différent.

La différence la plus importante, c’est qu’elles n’ont pas d’écran. Elles ont des boutons, des diodes, du tissu. Mais pas d’écran. Et donc elles ne peuvent pas, contrairement aux smartphones, proposer une liste de résultats dans lesquels l’utilisateur navigue grâce à l’interface tactile.

C’est une vraie différence d’usage.

Elles sont conçues, en majorité, par les mêmes entreprises qui conçoivent nos assistants. Amazon, Apple, Google…

Et le référencement dans tout ça ?

Le référencement naturel est en train de prendre un autre tournant avec l’essor des assistants vocaux. Pour certains sites, l’objectif n’est plus d’être parmi les premiers résultats de recherche, mais d’être en position 0, c’est à dire d’être LA réponse unique à la question.

De plus, l’une des plus grandes différences entre une recherche classique et une recherche vocale est la formulation de la requête.

Par exemple, si on veut connaître la météo :

  • En recherche classique, je vais écrire : « Météo Rennes »
  • En recherche vocale, je vais dire : « Est-ce que je dois prendre mon parapluie ? »

Une différence dans la formulation des requêtes engendre donc une adaptation du référencement et des contenus.  En effet, on sait que les assistants doivent être en capacité d’échanger oralement avec un être humain. Ces intelligences artificielles doivent « s’humaniser » pour être en capacité de répondre en langage humain, de comprendre différentes accents, ou expressions par exemple.

Ainsi, pour s’adapter à cet essor des assistants vocaux, il y a plusieurs principes à suivre. L’objectif étant de s’adapter aux nouveaux types de formulation de requêtes, mais aussi aux nouveaux outils mis en place par Google, mettant en avant une position 0.

Par exemple, vous pouvez prendre en compte les mots clés de type longue traîne, sous forme de question. Et intégrer ces expressions à votre contenu. Vous pouvez aussi tester vous-même les recherches vocales pour savoir ce qui est le plus adapté.

Si vous voulez en savoir plus sur les étapes à suivre pour adapter votre référencement à la recherche vocale, nous vous conseillons de consulter cet article complet : Comment optimiser votre site pour la recherche vocale ?