Si votre société a une activité internationale, il peut être nécessaire de présenter vos contenus en différentes langues. Vous devez alors mettre en place un site multilingue. En dehors de la solution technique envisagée, il existe certaines règles à respecter et certaines décisions à prendre pour vous assurer que vos visiteurs pourront facilement trouver l’information qui leur convient dans leur langue de prédilection.

Bien choisir son URL

Si vous êtes l’heureux propriétaire de www.azerty123.com, site e-commerce en français, que vous souhaitez vous développer pour toucher une clientèle anglaise, espagnole et italienne, plusieurs possibilités s’offrent à vous :

  • des noms de domaines multiples : azerty123.com, azerty123.fr, azerty123.es, azerty123.it
  • des sous-domaines : en.azerty123.com, fr.azerty123.com, es.azerty123.com, it.azerty123.com
  • des « sous-dossiers » : azerty123.com/en, azerty123.com/fr, azerty123.com/es, azerty123.com/it

Chaque possibilité à des avantages et inconvénients, que nous allons rapidement étudier.

Noms de domaines multiples

Pour Google, des noms de domaines différents sont surtout utiles pour cibler des pays.

Les avantages
Ainsi, votre nom de domaine en .fr bénéficiera d’un (petit) avantage de référencement pour les requêtes venant de France et d’une (légère) pénalité pour une visite depuis un autre pays. Cela signifie que votre site ne sera pas forcément optimisé pour les requêtes faîtes par vos visiteurs de Belgique, même francophones.

logo amazon

Qui fait comme ça ?
Amazon, par exemple, avec amazon.com (USA, en anglais), amazon.co.uk (Royaume-Unis, en anglais), amazon.es (Espagne, en espagnol), amazon.com.mx (Mexique, en espagnol). Nos voisins belges n’ont pas la chance de disposer d’un amazon.be, qui est le site d’une compagnie d’assurances. J’imagine qu’ils utilisent Amazon France.

Sous-domaines et sous-dossiers

Google traite les sous-domaines et les sous-dossiers de la même façon. Ils ne sont par défaut pas associés à un pays, mais le contenu de chaque page permet à Google d’en déterminer la langue.

Les avantages
Si vous souhaitez associer un sous-domaine ou un sous-dossier à un pays en particulier, vous pouvez le faire dans la Search Console de Google. Sans ce réglage, Google considérera que votre sous-domaine ou votre sous-dossier sont associés au même pays que votre nom de domaine (ou ne sont pas associés à un pays, par exemple pour un nom de domaine en .com). C’est par exemple le cas pour un site canadien qui dispose d’une version anglais et d’une version française : example.ca et example.ca/fr sont tous les deux localisés au Canada, mais dans deux langues différentes.

Qui fait comme ça ?

logo apple
Apple utilise des sous-dossiers avec un sous-dossier pour chaque couple langue/pays : apple.com/fr est le site pour la France, et la Belgique dispose de deux URLs : apple.com/benl pour les Belges néerlandophones et apple.com/befr pour les Belges francophones.

logo wikipedia
Wikipedia utilise les sous-domaines. Wikipedia ne s’intéresse pas du tout à la localisation, mais à la langue : en.wikipedia.org est le site en anglais (pas limité aux USA ou au Royaume-Uni, donc), fr.wikipedia.org est le site francophone et, petit piège, be.wikipedia.org est en Biélorusse…

 

Site multilingue : le point sur les différents formats d'URL (tableau)

Le sélecteur de langue

Élément incontournable du site multilingue, le sélecteur de langue permet au visiteur de choisir une langue qui lui convient s’il n’a pas été orienté par défaut.

La forme de votre sélecteur de langue dépendra bien sûr en partie :

  • du nombre de langues proposées sur le site
  • du lien langue / pays (proposez-vous des sections différentes pour les Espagnols et les Mexicains)

Le sélecteur de langue classique, du type menu déroulant, est particulièrement adapté si vous avez un nombre de langues limité.

Deux autres règles sont également souvent oubliées :

  • Les drapeaux représentent des pays, pas des langues : inutile de les utiliser si votre sélecteur n’est pas un sélecteur de pays
  • Écrivez chaque langue dans… sa langue : il est bien plus facile de chercher « Français » que « フランス語 » dans une page en Japonais. C’est sans doute la même chose pour vos clients japonais.

 

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Détectez la langue automatiquement

Pourquoi demander à votre utilisateur de choisir la langue dans laquelle il souhaite consulter votre site, quand vous pouvez détecter sa langue préférée (souvent, celle de son navigateur) ? C’est par exemple ce que fait Facebook, qui propose par défaut sa page d’accueil et son interface dans la langue paramétrée dans le navigateur de ses visiteurs.

 

Quelques liens pour aller plus loin :
Flags are not languages est un blog consacré aux thématiques multilingues.
La page de support Google consacrée aux sites multilingues et multirégions.

 

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