Cet article est le troisième et dernier de notre série sur les tendances du web design en 2017.

Lire la première partie. Lire la deuxième partie.

Il y a peu, nous sommes tombés sur l’ebook « Web Design Trends 2017 » du site www.uxpin.com retraçant comme son nom l’indique les tendances observées durant cette année (qui n’est pas encore finie).

Bien sûr, nous pourrions tout simplement vous dire de le télécharger et de le parcourir dans votre coin, mais en tant qu’intervenants plongés tous les jours dans ce domaine, nous vous avons simplifié la tâche (et évité de vous faire lire 66 pages dans la langue de Shakespeare) en en faisant une synthèse, ci dessous, présentant les points clés que nous avons retenus, accompagnés de notre avis sur ces derniers.

La vidéo, toujours plus de vidéo !

Avec le Material Design c’est sûrement la deuxième tendance à retenir cette année : la vidéo.

En effet, les technologies sont en constante évolution, il devient de plus en plus aisé d’insérer des vidéos travaillées avec une haute définition. Et ça tombe bien, car cela aide à la mise en place d’un univers interactif au sein duquel l’utilisateur peut vraiment s’immerger et vivre une réelle expérience.

Cela permet aussi d’accentuer un « contraste d’interface », ce qui revient à dire que l’on peut superposer des éléments fixes à des éléments mouvants. Accentué avec un contraste de teinte, cela peut devenir tout de suite très efficace.

Concernant la qualité, il ne faut surtout pas la négliger. Une basse définition ou une vidéo mal travaillée viendrait donner une image négative au projet, et à la marque de ce fait.

Notre avis :

A l’agence, nous croyons que les interfaces vont être de plus en plus riches, et que les futures réussites reposent sur des univers plus vivants, plus animés et proposant la plus belle expérience : au niveau du contenu, de sa mise en avant, et de son animation.

La vidéo est forcément un moyen de faire vivre les pages, de les rendre plus engageantes, moins statiques et donc plus mémorables.

 

Site Vandal Site Vandal

 

L’utilisation de la « non vidéo »

La « non vidéo » c’est quoi ? Et bien c’est de la vidéo, mais qu’on pourrait caricaturer en disant qu’elle est douce, voir délicate.

En effet, cette technique consiste à donner l’impression au visiteur qu’il est sur une image fixe, mais seul un détail va venir accrocher son œil à travers une légère animation laissant la sensation de douceur. Par exemple, le clin d’œil d’un personnage ou une feuille qui tombe.

Notre avis :

Comme le point ci-dessus, nous croyons à la richesse des futures interfaces, et ce concept nous semble très intéressant à explorer, notamment pour le visiteur, qui en seconde lecture, peut être amené à découvrir des détails cachés.

 

site Kikk Festival

 

La vidéo, pourquoi ne pas s’en servir pour naviguer ?

Comme, nous venons de vous le dire, la vidéo est clairement l’une des grosses tendances en 2017, mais certains sont allés encore plus loin en y intégrant des zones de clics qui vont faire découvrir à l’internaute, un autre contenu média et d’autres infos en rapport avec cette zone.

On peut dire que ces interfaces créent de vrais aventures, un peu (même si nous n’en sommes pas encore là) à l’image de jeux vidéos.

Notre avis :

Ce sont sans doute des concepts intéressants à explorer. Cependant, et comme toujours, cela ne sera sans doute pas adapté à tous les objectifs.

C’est un principe que nous croyons efficace sur desktop ou tablette. Sur mobile, à cause de la taille d’écran, il nous semble plus difficile à mettre en place.

Une fois de plus, il faudra vraiment définir le public auquel on s’adresse et la raison d’être du site.

Enfin, il faut aussi être conscient que ce genre de projet s’avérera beaucoup plus coûteux, c’est aussi à prendre en compte.

Cependant, le fait de faire vivre l’interface et de donner l’impression à l’utilisateur qu’il en est le maître et qu’il se promène dedans autrement que via les standards actuels, est intéressant à explorer.

 

Site Humboldt Site Humboldt

 

Et le son, alors ?

Ici, l’année 2017 ne semble pas avoir apporté de changements. Le son dans les interfaces n’a pas progressé : il semble toujours plus perçu comme intrusif que comme un élément qui permet d’enrichir le design ou l’expérience utilisateur.

D’ailleurs, une étude réalisée par Facebook montre que 85% des utilisateurs regardent les vidéos sans le son sur leur plateforme. Si ces chiffres sont probablement différents sur Youtube, c’est que la vidéo est la raison d’être du site.

Notre avis :

Le son a toujours été considéré comme « intrusif » dans les interfaces pour tout un tas de raisons (répétition en boucle, besoin de concentration lorsque l’on consulte un site, priorité donnée à des plateformes de musiques comme Spotify que le son d’un site viendra « polluer », etc.).

Cependant le sound design n’est pas à mettre totalement de côté. L’iPhone (qui est un appareil et non un site, nous sommes d’accord) a bien réussi à imposer des « sons » reconnaissables par tout le monde (qui sont d’ailleurs utilisés dans le bruitage de films et séries, lorsqu’il faut évoquer un téléphone qui sonne).

Peut-être que demain, un géant du web réussira ce même tour de force sur les interfaces. On peut imaginer par exemple qu’Amazon pourrait réussir à établir un son reconnaissable parmi tous lors d’une mise au panier d’article.

 

Merci pour 2017. Et après ?

Si personne (a priori) ne peut prédire l’avenir, il semble que l’un des futurs grands chantiers du digital soit la réalité virtuelle qui risque de « dématérialiser » petit à petit les interfaces et de changer les règles du design en la matière.

En effet, il ne faudra plus imaginer le design de manière fixe, mais en mouvement dans un univers mouvant et sans doute toujours changeant.

Les questions que nous ne connaissons pas encore mais qui se poseront sûrement seront :

Comment situer les boutons d’actions ou tout simplement les remplacer ? Comment faire accéder facilement au contenu qui sera recherché par les utilisateurs ? Et sans doute tout un tas d’autres questions.

Effectivement, cela veut aussi dire que nous allons peu à peu sortir d’un espace 2D où conception / couleur / taille / contraste jouaient leurs rôles d’indicateurs, pour rentrer dans une ère dite 3D où ces derniers seront plus liés. Ou du moins pour ajouter au mix espace/temps/distance le mouvement de l’utilisateur qui ne se fera plus essentiellement avec la main.

Le succès de ce nouveau design digital sera lié à la façon dont les gens ressentiront l’expérience !

Quelques points à éviter ou à appliquer (et quelque part logiques) ont déjà été pointés :

  • Ne pas rendre les gens malades 🙂
  • Fournir un point statique de référence pour que l’utilisateur se repère et ne soit pas perdu (horizon par exemple)
  • Concevoir des « expériences » où l’utilisateur pourra voir et accéder au contenu sans trop se contorsionner
  • Pas trop de luminosité pour ne pas aveugler les utilisateurs

Certains des prochains défis du digital sont là. Mais nous aurons sans doute l’occasion d’en reparler.

 

Photo par Billetto Editorial Photo par Billetto Editorial